A Gagny aussi !
La violence s'installe dans les lycées de Gagny comme dans tous les lycées de France. En effet, notre ville n'est pas épargnée par la violence de certains jeunes qui n'hésitent pas à pénétrer dans un lycée pour agresser d'autres jeunes et les enseignants qui s'y trouvent.
Le secrétaire départemental de la FCPE impute la généralisation de ces incidents graves, de plus en plus fréquents dans les établissements scolaires, au manque d'adulte présent pour canaliser cette violence.
Je vous invite à lire cet article paru sur le site de Reuters.
PARIS (Reuters) - Une bande a mené une expédition punitive mardi matin au lycée Jean-Baptiste Clément de Gagny (Seine-Saint-Denis), faisant une douzaine de blessés légers, apprend-on auprès de la police.
Les agresseurs venaient du lycée technique voisin Gustave Eiffel. Six d'entre eux ont été interpellés et placés en garde à vue dans les heures qui ont suivi, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
Une vingtaine de jeunes ont fait irruption vers 10h30 dans l'enceinte du lycée Jean-Baptiste Clément et se sont rendus dans une salle de permanence, où ils ont frappé élèves et professeurs avec des barres de fer et des marteaux.
"Il y a eu une douzaine de blessés, dont quatre conduits à l'hôpital par précaution", a-t-on souligné.
Les motifs de cette attaque n'ont pas été précisés dans l'immédiat.
Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, s'est rendu sur place et a condamné ces faits "avec la plus grande fermeté" en souhaitant que "leurs auteurs soient rapidement identifiés et interpellés".
Exprimant sa "profonde indignation", la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a assuré que des dispositions avaient été prises pour prévenir les risques de nouvelles violences dans l'établissement.
Pour terminer, un document powerpoint qui nous montre ce que sera l'école demain si on laisse faire. ICI
Aux dernières nouvelles, le élèves de Gustave Eiffel n'auraient rien à voir avec ce tragique incident.
Selon le Parisien la situation serait la suivante aujourd'hui :
Trois garçons de 17 ans ont été mis en examen vendredi soir pour «participation à un attroupement armé» après un regroupement de jeunes armés de barres de fer, marteaux et cocktails Molotov mardi soir à Gagny (Seine-Saint-Denis) où une autre bande avait mené le matin une expédition punitive dans un lycée.
Quatre autres jeunes déférés, âgés de 18 à 20 ans, ont été placés sous le statut de témoin assisté par le juge d'instruction saisi de l'information judiciaire ouverte vendredi également pour les faits de «fabrication, port et transport d'engins explosifs ou incendiaires».
Les trois mineurs mis en examen ont été placés sous contrôle judiciaire. Un huitième jeune, âgé de 14 ans, doit être ultérieurement convoqué devant un magistrat.
Rivalité de cités
La plupart ont été arrêtés à la cité des Dahlias mardi soir où ils s'étaient réunis sur un parking, bien armés car ils craignaient une descente du Chesnay, une autre cité de Gagny. La rivalité Dahlias-Chesnay est à l'origine de l'intrusion d'une vingtaine de personnes encagoulées et armées (barres de fer, bâtons et couteaux) qui a fait mardi douze blessés légers dans le lycée Jean-Baptiste Clément. Pour l'intrusion, trois jeunes de 15 à 19 ans ont été mis en examen.
Selon une source judiciaire, la série de «matches aller-retours» aurait débuté samedi par une rixe dans un autobus à Gagny. Elle a été suivie d'une bagarre devant un autre lycée le lundi, l'intrusion violente de mardi et le regroupement en soirée auquel la police a mis fin.